mardi 14 juin 2011

- Ocelot -




Petite patte discrète,
Qui d'un regard se révèle,
Être la lumière de l'ombre.

Oeil ambré dans le silence,
Fourrure tachetée qui s'avance,
Ses courbes se fondent en beauté.

Le Coeur de l'Ocelot sur l'onde,
Cache malgré les cendres du monde,
Une lueur propre aux êtres différents.

Croisement de reflets,
Dans nos yeux aux aguets,
De cet échange qui brille sur l'aile du temps.



Joyeux Anniversaire Marie ! :)

- Flammespoir -

Flammespoir.




" Qui es-tu ? "
Sa voix résonna en moi avec la force d'un ouragan.
Il n'avait pas ouvert une seule seconde sa gueule garnie de crocs acérés, non, il se contentait de me fixer du regard, inébranlable. 
Ses deux pupilles indigo envahissaient les miennes, m'ordonnaient de me plonger en elles. Ses mots, aussi brûlants que le feu qui irradiait de sa présence, s'inscrivirent en moi à jamais.
" Je l'ignore." répondis-je, les jambes flageolantes.
L'animal mythique émit un grondement sourd.
"Comment peux-tu l'ignorer ? " répliqua-t-il d'un ton à soulever une montagne.
Tétanisée, je tentais de contrôler les battements affolés de mon coeur et de trouver une réponse digne de sa question. Tandis que les mots s'approchaient de ma conscience, le souffle chaud de l'Être Ailé s'emparait de mon visage et, contre toute attente, m'apaisait peu à peu.
" Qui suis-je face à toi ? Rien. Une poussière dans tes yeux, une effluve plus qu'éphémère, un souvenir dans ton présent. "
Il y eut un silence terrifiant. Lorsque soudain, le chant éclata.
Le Dragon était secoué d'un rire mélodieux, s'échappant vers mon esprit émerveillé par le feu d'artifice créé des sons harmonieux de sa voix.
" Ton sang humain a dû altérer ta connaissance de toi-même, Lulyaë. " reprit-il d'un air sérieux.
" Mon sang humain ? Mais je ne suis qu'humaine. "
" Non."
Ce mot trancha impérieusement mon âme toute entière. Le Dragon s'approcha de moi, doux et droit à la fois.
" Quelle humaine pourrait parler ainsi avec une créature telle que moi ? Crois-tu vraiment que tu puisses être si faible ? Aurais-tu oublié, Lulyaë ? "
" Pourquoi m'appelez-vous Lulyaë ? "
" Fille de l'Eau, du Rêve et de l'Espoir. Voici ton nom et la clé de ce que tu es. "
" Lulyaë ... "
" Lulyaë. "
" Eau, Rêve et Espoir ? "
" Oui. "
" Alors que me veux-tu, Dragon ? "
" Je viens m'allier à toi; Pour que tu ais un nouveau nom à travers moi. "
Il posa alors son front contre le mien, je n'avais plus peur.
Couleurs, sons et lumières dansèrent soudainement en moi.
" Eau, Rêve, Espoir. "
" Air, Feu, Force. "
" Eau ... Rêve... Espoir ...
                                      ... Air ... Feu ... Force ... "

" Liberté. "
" Harmonie. " 
" Éternité. "
" Vie. "

Le Dragon et moi échangèrent nos essences.
L'univers s'inclina.


Flammespoir.


samedi 11 juin 2011

Main de la Rivière !





Fille dans l'Onde.
Fille du Monde.

Fille dans l'Eau.
Fille du Beau.

Fille dans la Joie.
Fille qui Flamboie.

***

J'ai aperçu un soir, à l'ombre d'une fenêtre, sa silhouette.
Adossée à une chaise ambrée, les yeux suivant les courbes créées de ses mains.
Main de la Rivière !
Éclats de pigments qui bouillonnent dans un trait, explosion de lumière au coeur d'une parabole, mélopée d'une mine noire qui caresse la feuille, mouvement vivant qui se transmet des doigts au dessin.
Coule l'univers à travers toi, où tes rêves s'élèvent tels les étoiles du ciel.
J'observe avec la nuit pour témoin, cette fille qui déroule la vie née de ses songes.

***

Fille dans le Soleil.
Fille qui Émerveille.

Fille dans la Musique.
Fille aux doigts Magiques.

Fille dans l'Air,
Fille d'un Anniversaire.


***

Une gemme.
Un nom.
J'aime.
Sa signification.

Agathe.
Fille de Bonté.


lundi 6 juin 2011

- Promesse -




J'ai effacé les mots d'avant, des mots qui brûlaient, des mots qui me perdaient, des mots mauvais.
Tout cela pour reprendre la plume, mon amie si fidèle, afin de suivre ce credo dont les autres m'ont affublé. 
"Toujours finir sur l'espoir."
J'en ai tellement à vous offrir, vous si beaux, si humains, si forts, patients.
Moi, moi, moi... 
Pas sûr.
Pourtant, je ne partirais pas. Non, non, non !
Pourtant, je serais toujours là pour vous, et, peut-être, pour moi.
Mais qui suis-je ?
Oh... Une lionne, juste pour toi.
Viens donc, jeune ombre sur l'herbe, approche, que nous puissions parler.

Bien. Allez, ouvre-moi ton être. 
Je suis à ton écoute.

Pourquoi es-tu si triste, lionne aux yeux dorés ?
Oh, je ne suis pas triste.
Je me tiens seule sur un rocher, au bord du ciel et de l'ocre du soleil, à attendre que la peur passe.
Les lionnes auraient-elles peur ?
Oh, oui, nous avons peur.
Mais la peur finalement, n'est que brume.
Elle déforme le monde, le rend effrayant pourtant, il suffit d'un peu d'air, d'un peu de courage, pour l'obliger à s'écarter de notre route.
La peur nous vient après le sentiment de solitude.
Cependant, toi qui écoute ces mots portés par le crépuscule, écoute bien !
Tu n'es pas seul, et tu ne le sera jamais.
Jamais.
Tu ne sais pas où est ta place sur cette terre délabrée ?
Qui de tes problèmes ou de tes différences t'ont forgé en premier, le sais-tu ?
Il y a une vérité à t'offrir, jeune écouteur des brousses.
Moi, lionne aux yeux dorés, je suis là à attendre que ta peur passe.
Il faut que tu saches, j'entends chaque jour un peu plus le battement sourd que l'on appose à mon coeur, et coup à coup, je sens que l'on grave ton prénom en lettres d'argent contre le feu de mon être.
Alors, parce que désormais une part de moi est à toi, j'ai peur avec toi.
Ne te le reproche pas, c'est mon amour que tu refuserais en le faisant.
Tant de questions qui se bousculent en toi, jeune écouteur du ciel !
Peut-être t'en imposes-tu trop, peut-être que, pour l'instant, tu n'es pas capable de vivre les réponses.
Le temps importe peu, mon garçon, le temps importe peu.
Assures-toi seulement d'aimer ta vie, assures-toi seulement d'aimer ceux qui t'aiment, assures-toi d'être compris, peu importe le nombre de ceux qui auront accès à ton âme, tant qu'ils en méritent la voie, la paix est là. Néanmoins, comment mériter ? Laisse-toi aimer, laisse-toi approcher, le trésor, c'est toi !
Le trésor, c'est nous !
Suis ton coeur, mon écouteur des étoiles !
Simple et ridicule idée pourrais-tu dire mais, elle a toujours fait ses preuves.
Sois-bien là où tu es, sois en phase avec le monde et tout ira bien.
Moi, lionne aux yeux dorés, je vois tous mes défauts, toutes mes fautes, mes hontes et mes incapacités.
Cela fait-il de moi l'être que je crois être ?
En nous brille deux choses, jeune écouteur de mon rugissement !
Ombre et lumière.
Les deux te seront indispensables dans la quête où tu te lances.
La vie.
Tant de mots que j'aurais à t'offrir, mon visiteur du firmament, tant de choses qui brûlent en moi, pourtant, ton esprit passe sans se poser...
Alors j'irais décrocher des ailes à ma soeur la lune, et en secret, je m'avancerais contre ton épaule, pour effacer tes doutes sur l'ardoise de tes pensées, pour te dire que parfois, les choix se font seuls.
Il n'y a pas à choisir, juste à ressentir.
Là où tu es bien.
D'accord ?
Moi, lionne aux yeux dorés, je suis seule au bord du ciel, à te regarder.
J'attends que ta peur passe, je te caresse lentement les cheveux, pendant que le sommeil t'a emporté.
J'attends ton regard sur moi, j'attends ta lumière.
J'attends tes mots et tes silences qui me parlent même du fond de la nuit.
J'attendrais, mon Ange, je t'attendrais.
Jusqu'au bout.
Parce que je t'aime.
Parce que ma confiance t'appartiens. Je te l'ai donnée, je ne la reprends pas.
Je continuerais à écrire, du bout d'une griffe, sur le sable, sur l'écume, sur le marbre, cet amour qui germe en moi.
Il va surgir, tel un palmier au milieu du désert, fier oasis, filet d'un rêve que l'on offre à la réalité.
J'aimerais être magicienne et balayer d'un coup de patte tout ce qui nous empêche d'être pleinement l'un à l'autre, mais le temps me l'a refusé, il a dit, attends encore, c'est dans l'effort que vous grandirez.
Viens marcher avec moi, s'il te plaît.
Tant pis pour les silences, je parlerais.
Tant pis pour les questions, je sourirais.
Tant pis ! Je t'aime !
C'est trop tard, nul de retour en arrière, du rocher, j'étais dans les airs.
Je n'envie pas les oiseaux, non, je te regarde et ton ciel me suffit.
Si tu savais comme je serais incapable de m'arrêter, je pourrais poursuivre tous ces mots colorés, les attraper une seconde juste pour toi, mais peut-être suis-je folle ?
Je ne sais qu'être moi...
Et je te le donne.
Prends, prends, c'est à toi.
Je t'attends.
Je m'attends à toi comme l'espoir s'attend à prendre vie.

Voici ma Promesse.

Quoiqu'il arrive.
Quoique les autres puissent en dire.
Que le monde s'écroule, il restera quelque chose au milieu de toutes ces cendres.
Ma foi.
Mon coeur.
Palpitant encore de t'avoir dit tout cela.

Voilà, j'ai fini, c'est mon Espoir.


vendredi 3 juin 2011

- Le Brume se Lève ... -






La brume se lève parmi les bouleaux,
Zébrant l'ombre grise de la forêt,
Qui se dresse dans un silence clair.
Un tapis de mousse parsemé de clochettes blanches, 
Laisse apparaître la silhouette d'un sentier,
Enlaçant la terre d'un tracé libre.
Entre les touches vertes et vespérales,
S'éveille un chant de prières,
Faites à la nature et au temps.
Fantômes mouvant à travers les branches,
Les esprits anciens posent leur existence,
Sous l'aura de la lune, reine.
Puis, sortant des maisons de feuilles,
De petits êtres ailés s'animent dans la nuit,
Lucioles conscientes de toute leur magie.
La mélopée du souvenir prend son envol,
Les fées se penchent du haut des arbres,
Admirant le chemin illuminé de leur présence.
Princes d'âges oubliés, ils avancent fièrement,
Vêtus du reflet de leur beauté d'antan,
Où la forêt est devenue le palais de leur mélancolie.
Mariant la mélodie à leur pas,
Les derniers elfes quittent le monde des hommes,
Sous le regard du ciel perlé de pluie.



mardi 31 mai 2011

- Approches-toi -






Approches-toi, que je fasses de toi ce nous qui sera un après,
Approches-toi, que je fasses de mon coeur ton palais,
Le Ciel est descendu sur Terre,
La poudre d'Etoile s'est faite Air,
Et les astres ont prit vie sous mes yeux.

Approches-toi, que je fasses de ta lumière le souffle de mon essence.
Approches-toi, que je fasses de toi la preuve de mon existence.
Le Ciel a enlacé la Mer, 
Les Sirènes ont reprit les refrains d'Hier,
Et elles me disent que tu es là, sous mes yeux.

Approches-toi, que tu fasses de mon rêve notre réalité,
Approches-toi, que nous écrivions cette vie qui en nous s'est éveillée,
Le Ciel est devenu Univers,
Il chante l'Espoir face à mes paupières,
Car j'ai ouvert mes yeux à Toi.





lundi 30 mai 2011

- La Nuit pour Écrin -





La nuit pour écrin.
Une fille et un garçon au bord de l'univers.
Il a fait de ses bras des remparts autour d'elle, lovée au creux de son cou, le coeur battant à la douce mesure du clignement des étoiles.
Tandis qu'elle rêve, lui, garde son attention rivée sur la voûte céleste, pareille à un océan parsemé de diamants dont le scintillement prend vie à chacune de ses inspirations.
Un silence de plénitude étreint le monde, lorsqu'une silhouette se détache du ciel.
La puissante pulsation de l'air résonne, un regard brûlant comme la vision d'un glacier s'éveille, habité par le souffle de la mélodie de l'éther. Un être insaisissable file à travers l'indigo des Âges, vêtu d'une robe d'écailles aux reflets de comètes.
Le Dragon passe le temps d'un soupir dans les yeux du garçon qui l'aperçoit comme l'on cueille une vision d'espoir au milieu du néant.
L'oeil de la créature se fiche dans le sien.
Echange fugace.
Entre deux êtres séparés et que pourtant la nuit rassemble.
Echange parfait.
"Veille sur elle."
A peine la voix retentit-elle que le silence règne à nouveau.
L'ombre du Dragon a zébré une poignée de secondes la lumière de la lune, celle des étoiles, pour se fondre dans l'univers.
Au bord de celui-ci, se tient un garçon et une fille.
Une larme, remplie de l'image des astres nocturnes et de leur enveloppe bleutée, se mêle au sourire du garçon.
Il serre un peu plus fort contre lui celle qu'il aime.
La fille, elle, rêve toujours.
Les yeux parfaitement ouverts.
En paix.
Le murmure du monde s'efface.
Un échange fugace, un échange parfait.
Scellé d'un baiser.



lundi 23 mai 2011

Ne vous inquiétez pas, je suis toujours ... quelque part =)




Bonsoir tout le monde !
Rien à poster ce soir, à part un petit mot. Un petit mot pour vous dire que je vais devoir ralentir mes posts jusqu'à mi juin je pense. Je suis dans la dernière ligne droite de ma prépa, et de plus, je me concentre à nouveau sur le roman. J'avance bien dans les corrections grâce à mes correctrices préférées (et aussi folles que moi :P), le manuscrit sera prêt sans doute pour la rentrée d'octobre, du moins, je l'espère.
D'ici là, je peux déjà vous promettre le post d'une nouvelle, intitulée pour l'instant "The Sky's Alliance", ainsi que des poèmes au fil de mes envies.
Allez, portez-vous bien, et à bientôt, pour de nouvelles lectures !

Bises,

Patoune.

mardi 17 mai 2011

- Voici mon Coeur -





Amant des profondeurs Infernales,
Voici mon Coeur du Mal.

Tel le Pourrissement intérieur d'un Lys,
Voici mon Coeur du Vice.

Tant de fois Plié et tout Froissé,
Voici mon Coeur de Papier.

Étouffé sous son Tombeau,
Voici mon Coeur en Lambeaux. 

Grise Fumée qui dans l'air va se suspendre,
Voici mon Coeur de Cendre.

Petit Espoir sans Heure, 
Voici mon Coeur en Fleur.

Lancé à l'océan comme une ancre,
Voici mon Coeur d'Encre.

Fait de l’Ébène d'une Merle,
Voici mon Coeur de Perle.

Force Vive de toutes les manières,
Voici mon Coeur de Lumière.

A la Source de son Essence,
Voici mon Coeur en Présence.

Pris dans un Élan Symphonique,
Voici mon Coeur de Musique.

Ambre et Saveur du Miel,
Voici mon Coeur en Ciel.

Entre l'Ephémère et le Renouvellement sans Fin,
Voici mon Coeur, Humain.

lundi 16 mai 2011

- Pour une Fille d'un Monde en Papier -





Blancheur lisse,
D'un souffle soulevée,
Elle se fait la fidèle confidente de nos imaginaires.

Trace éternelle,
D'un mouvement ponctuel,
Elle se fait mémoire de nous-mêmes.

Des arbres descendue,
Elle transcende l'être et le monde,
Pour livrer aux hommes toute leur beauté.

Une feuille.

Sur ta feuille de vie, 
Tant encore à écrire,
Mais ne laisse pas le temps te balayer,
Goûte à chaque saison le fruit qu'il te propose,
Et écris toujours,
Ces mots d'existence.

Belle envolée,
Chère Fille d'un monde en Papier,
Puisse la brise t'apporter le baiser 
Que je t'envoie, avec joie !


Un très joyeux anniversaire à notre belle Suisse ! 

Bises tendres,

Ta Patoune.